Sur TFM, une sénégalaise raconte son calvaire au Maroc et lance un appel

L’affaire Mbayang Diop, du nom de cette femme accusée d’avoir tué sa patronne en Arabie Saoudite, semble avoir délié des langues au Sénégal. Lors de l’émission Wareef sur la télévision TFM, une sénégalaise qui a requis l’anonymat, a témoigné via téléphone pour éclairer ses compatriotes sur les trafics d’êtres humains déguisés dans certains pays arabes.

Celle qui s’est présentée comme une victime de ce genre de pratiques a raconté son périple du Sénégal au Maroc. Elle raconte comment on lui a fait croire qu’elle allait travailler à Casablanca comme femme de ménage auprès d’une famille marocaine aisée, mais au final utilisée comme “esclave” de cette famille.

D’après la jeune femme,pour son voyage elle a dû engager elle-même tous les frais nécessaires auprès d’une agence sénégalaise, avant de se faire dire sur place que tout avait été déjà payé par les marocains; dénonçant ainsi l’escroquerie des agents sénégalais. Une fois sur place, son passeport a été volé pour l’empêcher de repartir dans son pays. Elle dormait dans une toute petite pièce près des toilettes et réalisait tous les travaux de la maison sans jamais mettre le nez dehors.

Lire Arabie Saoudite: Mbayang Diop, une sénégalaise risque l’exécution pour avoir tué sa patronne

La seule fois où elle a eu le droit de sortir, elle était attachée -discrètement- à une de ses responsables (pour l’empêcher de s’enfuir)

Suite à une dispute avec un des enfants du “patron”, et face au refus de s’alimenter elle fut mise à la porte sans son passeport. Passeport qu’elle récupérera beaucoup plus tard, au bout de deux ans grâce à l’intervention de son compagnon actuel d’origine européenne avec qui elle est retournée au Sénégal.

Ce triste témoignage n’est que la partie visible de l’iceberg. Elle affirme avoir pendant son périple croisé d’autres sénégalaises victimes pour certaines de viol et tombées enceintes avant d’être mises à la rue.

Cette jeune dame a lancé un appel aux autorités, affirmant même que certaines personnalités des ambassades et consulats sénégalais sont complices de ce trafic.

Articles similaires:

5 Commentaires

  1. Les gens qui pensent que les herbes sont vertes de l’autre côté n’ont qu’à penser deux ou plusieurs fois avant de se lancer en aventure dans les pays ou’, ils n’ont ni parents ni ami de longues dates pour les défendre, ou’ surtout l’homme et la femme noirs sont vus comme des esclaves nés.

    C’est bien triste de lire de telles choses, mais c’est la réalité des aventuriers qui ne cherchent pas à améliorer leur environnent immédiat, mais qui fuient les problèmes chez eux pour aller rencontrer pire ailleurs et mêmes parfois la mort.

    Moi, je dis toujours, si Cotonou n’est pas bon pour moi, je monte vers Parakou ou Porto-Novo ou’ ailleurs dans le pays ou’ dans la sous-région pour commencer une nouvelle vie. Mais parfois les opportunités sont près de nous et parce que nous ne sommes pas formés (manque de compétence) pour les voir, on pense que aller ailleurs serait mieux. C’est pas toujours vrai.

  2. je connais une senegalaise qui travaille chez la voisine a casablanca, tres gentille , apparemment cela se passe bien.je la rencontre souvent prendre l’ascenseur pour aller faire quelques courses . elle s’occupe de la maison et elle m’a dit qu’elle etait contente ,qu’elle etait embauchée par l’intermediaire d’une agence locale avec un salaire de 2000 dirham (200 euros) . evidemment je conseille a ces immigrés de faire quand meme attention et de s’adresser aux associations marocaines de defense des immigres en cas de problemes car les imbeciles , il en existe partout . sinon au maroc ,pour la majorité silencieuse,vous etes toujours les bienvenus que ce soit pour le travail ,le tourisme ou pour decouvrir les liens ancestraux qui unissent nos deux peuples a travers la zaouia tidjania ou qadiria par exemple.

Poster un Commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.