Burundi : premier pays africain à vouloir quitter la CPI

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Depuis quelques années, plus précisément avec l’arrestation du président Laurent Gbagbo, plusieurs pays africains ont vaguement émis l’ambition de quitter la Cour pénale internationale considérée à tort ou à raison par certains comme le tribunal des africains.

Cette cour qui devait en effet juger les hauts dirigeants de ce monde coupables de crimes contre l’humanité subit plusieurs assauts répétés, parce que d’une part, tous les pays de l’ONU ne sont pas soumis à la juridiction de la CPI (exemple les USA), et d’autres parts, la majorité des personnes jugées par cette Cour sont des africains.

Au Burundi les dernières élections présidentielles se sont déroulées dans une atmosphère très peu enviable. En effet, plusieurs opposants et quelques soutiens du président Nkurunziza ont trouvé la mort dans des attaques menées un peu partout dans le pays.

Accusé d’avoir fait tuer plusieurs personnes hostiles à son pouvoir, le régime de Nkurunziza avait fait l’objet de vives critiques, y compris venant de pays africains comme le Rwanda. Il y’a quelques jours, la CPI annonçait qu’elle avait pour intention de lancer des enquêtes en vue de déterminer les circonstances exactes des événements malheureux survenus après les élections présidentielles au Burundi.

Il n’en a pas fallu plus pour que le pays prenne une décision radicale : En effet, le premier vice-président Gaston Sindimwo a annoncé hier qu’un projet de loi avait été déposé à l’Assemblée nationale pour demander le retrait du pays de la CPI.

Pour le vice-président, la Cour bafoue les droits des africains. C’est la première fois qu’une telle initiative est prise sur le continent. Plusieurs pays dont le Zimbabwe avait également annoncé leur intention de quitter la Cour sans jamais effectuer les démarches légales nécessaires.

L’Assemblée nationale va-t-elle opter pour le retrait? Quelle sera l’incidence d’un tel acte sur le continent? Seul l’avenir le dira.

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4 Commentaires

  1. Les africains sont capables de juger leur propre dirigeants chez eux. Le cas de hussein habre en est une preuve.
    Cette cpi a été hautement politisée et instrumentalisée. Le procès de Laurent gbagbo en est la preuve.
    Il est temps de mettre fin a cette supercherie.

    • @malcom
      Hissene Habré perdit le pouvoir le 1er décembre 1990. L’UA ne donna mandat au Sénégal pour le juger que 16 ans plus tard(juillet 2006). Pour juste donner mandat il faut 16 ans! bravo!
      Il ne sera jugé qu’en juillet 2015 soit 25 ans après son départ du pouvoir
      Mettez cela en perspective avec le nombre de dictateurs en exercice et vous comprendrez que les astronautes à destination de Jupiter peuvent embarquer et revenir, les procès de dictateurs en Afrique n’auront jamais commencé.
      Vous croyez que le syndicat des chefs d’Etat africains est suffisamment naïf pour délivrer ces mandats ou mettre en place des tribunaux pénaux qui les jugeront…

  2. La cour en tantque telle n’est pas mauvaise . le pblm c’est le mode de fctinmt.pkoi il n’ya ke des presidents africains qui sont poursuivis ? Est ce une cour crée pr les africains ou pour toutes les nations ?

  3. Cette décision est salutaire non seulement pour le Burundi mais également pour la quasi totalité des Pays Africains. En effet, elle sera un levier de libération pour toute l’Afrique et ses enfants. Les Africains doivent, plus loin, consolider leur lien de fraternité et assumer pleinement leur responsabilité quand aux conflits qui surviendraient entre eux puis tirer de grandes leçons en vue de la vraie libération du Continent.

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