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Mainia Kiai, Michel Forst et Davide Kaye, trois des experts Nations-Unies sur les questions de libertés ont dénoncé le caractère liberticide des mesures prises par le gouvernement congolais empêchant toute manifestation dans les principales villes du pays.

Face à la montée des mouvements de contestation réclamant le respect de la Constitution, notamment le départ du Président Kabila dont le dernier mandat constitutionnel prend fin ce lundi 19 décembre 2016 à minuit, les autorités congolaises ont coupé l’accès aux réseaux sociaux, les regroupements pacifiques et les réunions de plus de dix personnes.

Selon les experts, « Ces mesures constituent une violation des conventions internationales relatives aux droits de l’homme auxquelles le gouvernement de Kinshasa est signataire et violent la Déclaration des Nations Unies sur les défenseurs des droits de l’homme ».

A titre illustratif ont indiqué les experts de l’Onu, « récemment, ces mesures ont touché les mouvements de jeunes citoyens Lucha et Filimbi, qui visent à promouvoir la participation politique et qui ont lancé une campagne de sensibilisation au respect de la Constitution il y a peu». Selon les experts, il y a une « répression ciblée des voix dissidentes de la société civile et des défenseurs des droits humains » qui  est « contraire aux principes démocratiques ».

Risque de violence

Loin de dissuader les manifestants, les mesures restrictives des libertés prises par les autorités congolaises pourraient se révéler contre productives. « si la société civile n’est pas autorisée à exercer les droits à la liberté d’expression, à la liberté d’association et à la réunion pacifique, les manifestants vont inévitablement recourir à la violence, pour laquelle seules les autorités devront être blâmées ».

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