Libye : Selon le président Issoufou, la gouvernance mondiale n’est pas démocratique

Mahamadou Issoufou, président du Niger

La question de la Libye a encore une fois occupé une partie importante des débats lors du sommet de l’Union africaine. Interrogé sur le sujet, le président du Niger, Mahamadou Issoufou n’a pas fait preuve de langue de bois et a accusé les puissances occidentales d’avoir plongé toute cette région dans le chaos.

C’est un refrain qu’on entend souvent depuis quelque temps. Mais il n’en demeure pas moins que certains Chefs d’Etat ont la dent dure contre la récente politique des occidentaux en Libye.

Si même l’ancien président américain, Barack Obama a fait son mea-culpa avouant n’avoir pas suffisamment pensé à l’après Kadhafi (lire ici), que peuvent dire les présidents des pays touchés directement par le chaos de la Libye?

Issoufou accuse

La question de la crise libyenne montre combien la gouvernance politique mondiale n’est pas démocratique. Quand il y a eu l’intervention, nous qui sommes voisins n’avons pas été consultés. C’était une erreur! Or c’est nous qui en subissons aujourd’hui les conséquences. (…) Il faut des réformes politiques et économiques dans la gouvernance mondiale” a déclaré le président nigérien Mahamadou Issoufou.

Il a ensuite affirmé que la solution est en Libye, avec les libyens. Il affirme qu’une feuille de route a été mise en place pour une réconciliation entre les libyens tout en insistant sur le fait que les pays étrangers cessent d’interférer en Libye.

La situation au Mali, une conséquence directe du chaos en Libye

Le président du Niger a aussi affirmé que la situation dans les pays de la sous-région (Mali, Niger et Burkina Faso) est la conséquence directe du chaos en Libye. Ces pays sont obligés de subir une crise qu’ils n’ont pas créé.

Concernant l’installation de Daesh en Libye, il rappelle que les africains avaient averti sur les risques lors de l’intervention de 2011. Pour rappel la France et les USA avaient dirigé l’intervention en Libye qui avait conduit à l’assassinat de Mouammar Kadhafi.

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