Coup de tonnerre hier au Congrès américain: Donald Trump se fracasse la figure contre l’Obamacare

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Le vote devait avoir lu jeudi dernier. Il a été reporté à hier vendredi. Finalement, i y a eu ‘‘non-lieu’’. En clair, la réforme du système de santé baptisée Obamacare, l’une des plus grandes réalisations de l’administration Obama, restera en vigueur.

Alors que Donald Trump, pendant la campagne électorale qui l’a porté au pouvoir, a dit, martelé et juré qu’il fera abolir cette loi dès les premiers moments de son séjour à la Maison Blanche. Cuisant échec donc ! Pire…Plus que la plus retentissante paire de gifles reçues par le nouveau président américain, l’échec de l’opération visant l’abrogation de l’Obamacare marque un tournant décisif, voire dangereux dans le mandat de Trump.

«Nous étions très proches, mais nous n’avons pas obtenu de consensus. C’est pourquoi j’ai estimé qu’il était plus sage de ne pas voter et de retirer le texte, en réfléchissant à la prochaine étape».

Ainsi s’exprimait hier Paul Ryan, le chef de file du camp Républicain au Congrès, qui avait été chargé par le président Donald Trump de faire passer la nouvelle réforme de santé (pour abroger l’Obamacare). Il ajoute, «C’est un revers, à l’évidence». Un revers d’autant plus retentissant quand on sait que les 430 membres qui constituent la Chambre des représentants (Congrès américain) sont majoritairement Républicains (237), les Démocrates ne totalisant qu’un nombre de 193 élus. Dans son propre camp, le président Trump n’a donc pas pu obtenir l’assurance des 216 voix nécessaires pour faire passer sa réforme. Pour ne pas essuyer l’humiliation suprême, il n’a pas eu d’autre choix que de retirer son projet, sans vote. Une cuisante défaite lourde de conséquences.

Faute de majorité dans son propre camp, les jours de Trump à la Maison Blanche sont-ils comptés ?

Ce qui s’est produit hier aux Etats-Unis peut laisser penser que le président américain ne dispose pas de la majorité nécessaire au Congrès pour faire passer ses lois. Ce qui traduirait ni plus ni moins une incapacité de gouverner. Pour vérifier cette hypothèse, tous les regards sont désormais braqués sur sa prochaine loi, la grande réforme fiscale qu’il veut faire adopter dès cette année, notamment pour faire baisser les impôts. Si Donald Trump rencontre ici aussi une opposition dans son propre camp, cela marquera encore une lourde défaite, voire la défaite de trop.

Après avoir échoué (devant la Justice) à faire passer deux décrets sur l’immigration, après avoir échoué (devant le Congrès) à faire passer sa promesse phare de campagne pour abroger l’Obamacare, si Donald Trump échoue encore à faire passer ses réformes fiscales, ce sera sans doute pour lui le début de la fin. Nous n’en sommes pas encore là, mais Donald Trump l’a sans doute déjà compris : il ne sera pas facile de faire passer ses promesses démagogiques de campagne électorale.

Dans les esprits, la question sur la durée de son séjour à la Maison Blanche se pose déjà ? Si Donald Trump n’y prend garde, la surprise risque d’être de taille…

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