Grande-Bretagne: Les terroristes s’attaquent à Londres ; le gouvernement Britannique s’attaque à Whatsapp

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La Grande Bretagne, comme on le sait, a été secouée une nouvelle fois par un attentat, mercredi dernier, à Westminster, quartier où se trouve le Parlement à Londres. L’agresseur, Adrian Russell Ajao, a lancé sa voiture sur la foule et a agressé un policier au poignard. Bilan au lendemain de l’attaque : quatre morts (dont l’assaillant et le policier) et une soixantaine de blessés.

Comme l’attaque n’a pas encore été revendiquée jusque-là, comme l’enquête piétine, la ministre britannique de l’intérieur Amber Rudd a fait une sortie médiatique hier dimanche au cours de laquelle elle s’en est vivement prise à l’application de messagerie Whatsapp.

« Il ne devrait pas y avoir d’endroits où les terroristes puissent se cacher», selon Amber Rudd.

Elle dénonce ainsi le fait que, dans le cas de l’enquête en cours, l’on ne puisse pas avoir accès à la messagerie whatsapp de l’agresseur pour rechercher d’éventuels indices susceptibles de faire avancer l’enquête.

Whatsapp au cœur d’une enquête qui coince

L’agresseur, terroriste présumé, a-t-il été en contact avec des complices pour préparer ou perpétrer l’attaque ? A-t-il reçu des messages en lien avec son acte ? Travaille-t-il en atome isolé ou pour un groupe bien organisé qui pourrait encore frapper ? Quelques questions parmi tant d’autres auxquelles la fouille de sa messagerie Whatsapp aurait pu apporter tout au moins des débuts de réponses.

Seulement, voilà, c’est impossible. Et pour cause ? La méthode de codage utilisée par WhatsApp pour protéger les communications de ses utilisateurs est telle que, même si une communication entre deux personnes par whatsapp est interceptée, celui qui l’a interceptée n’est pas capable de connaître le contenu des échanges, du fait de la méthode de cryptage utilisée dite de ‘‘chiffrement de bout en bout’’.

Ce qui, aux yeux de la ministre Amber Rudd, constitue une situation« totalement inacceptable ». La ministre dénonce avec véhémence : « Nous devons nous assurer que des organisations comme WhatsApp, et plein d’autres comme elle, ne sont pas des endroits secrets où les terroristes peuvent communiquer entre eux ».

L’application Whatsapp, faut-il encore le souligner, est désormais la propriété de Facebook de Mark Zukerberg. Comme chaque fois que ce genre de reproche lui a été fait, l’entreprise a simplement expliqué qu’elle a juste mis en place des mesures pour protéger ses utilisateurs.

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