Liberté d’expression en Gambie: Des sympathisants du président Adama Barrow agressent un journaliste

Président Adama barrow

Kebba Jeffang, journaliste Gambien, a sans doute estimé qu’avec la fin du régime Jammeh et l’avènement de l’ère démocratique avec Adama Barrow, une nouvelle ère commençait pour la liberté d’expression dans son pays. Mal lui en a pris.

Ce journaliste officiant pour le journal Foroyaa a eu ‘‘l’outrecuidance’’, dimanche dernier, de poser ‘‘une question qui fâche’’ aux membres du gouvernement. La sanction a été immédiate.

Fin du régime Jammeh, mais toujours cette faim de l’atteinte à la liberté des médias

Au cours d’une conférence de presse à laquelle prenaient part des ministres du gouvernement Barrow, notamment les ministres Ousainou Darboe (Affaires étrangères) et Mai Fatty (Intérieur), le journaliste de Foroyaa a eu le culot d’essayer de faire son travail sans complaisance. Son crime ? Il a formulé une question sur un possible éclatement de la coalition formée autour du président Barrow dans un contexte de veille des élections législatives. Les affidés du nouveau régime n’ont pas apprécié. Et ils le lui ont fait savoir. Mais alors, de quelle manière ! Selon Kebba Jeffang qui relate lui-même sa mésaventure, il a été agressé, d’abord verbalement, puis il a reçu des coups, et a ensuite été expulsé de la salle de conférence comme un malpropre.

Les vieilles habitudes ont la peau dure

Cet acte barbare et illégal n’a pas sa place dans une société démocratique. Nous le condamnons…’’, a déclaré avec véhémence le secrétaire général du syndicat de la presse gambienne (GPU), Saikou Jammeh ; qui a par ailleurs appelé les responsables des partis politiques dont les militants ont agressé le journaliste “à prendre les mesures appropriées pour régler cette question”. Agression contre le journaliste Kebba Jeffang qu’il a présentée comme une ‘‘attaque contre la liberté d’expression, en particulier la liberté des médias”

Vingt-deux ans d’atteinte à la liberté d’expression sous Yahya Jammeh, ça laisse forcément des traces. Il serait illusoire de croire qu’en à peine deux mois, tous les citoyens, y compris ceux qui étaient opprimés hier, comprendront et assimileront tout de suite toutes les implications de la liberté retrouvée. Dur apprentissage, la démocratie !

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1 Commentaire

  1. I think it is important to understand that it was only yesterday.So,you,journalists,not in a hurry the seed of democracy hasn’t grown yet!

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