Manifestations aux USA: Donald Trump voit la main d’Obama

Photo prise lors de la "passation de service"
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Le régime Trump est empêtré dans les scandales et maladresses.

Le dernier tohu-bohu met en difficultés le ministre de la justice, acculé de toutes parts et pratiquement sommé de démissionner, pour accointances suspectes avec ‘‘l’ennemi’’ russe. Ce dernier ayant commis le ‘‘crime’’ d’une rencontre secrète avec l’ambassadeur Russe, révélée par la presse, démentie par le concerné, confirmée par la Maison Blanche, etc. Un imbroglio, un de plus, qui commence à devenir la ‘‘marque de fabrique’’ du régime Trump.

Comme très souvent quand son régime encaisse un coup dur, le ‘‘coupable’’ est tout désigné. Le mardi dernier, sur une chaîne de télévision américaine, Donald Trump en personne accusait son prédécesseur Barack Obama (et ses collaborateurs) d’être derrière les manifestations qui ont pignon-sur-rue un peu partout aux Etats-Unis depuis son élection controversée.

Chacun a eu le temps de se rendre compte qu’avec Trump, le ridicule ne tue pas. C’est avec le plus grand sérieux qu’il a poursuivi ses accusations à l’encontre de son prédécesseur en ajoutant que c’est Barack Obama (encore lui) et ses collaborateurs qui orchestrent certaines fuites dans les médias, lesquelles informations mettent à mal son régime.

Dans une rhétorique propre aux dirigeants des nations tiers-mondistes qui excellent dans l’art de rendre leurs adversaires politiques responsables de l’incompétence de leur propre régime, Trump a indiqué, la mine sérieuse, presque sincère, que : « certaines fuites sont très sérieuses car elles sont très dangereuses en termes de sécurité nationale. »

Le message est clair : si demain les Etats-Unis ont un sérieux problème de sécurité nationale, le responsable est tout désigné ; ce sera la faute, non pas de celui qui est chargé d’assurer et de garantir la sécurité à tous les américains (Trump), mais ce serait plutôt la faute à Barack Obama (et ses collaborateurs)

Il promettait pendant la campagne électorale de ‘‘redonner sa grandeur à l’Amérique’’, force est de constater que, pour l’instant, Donald Trump a tout au plus réussi à assimiler cette grande démocratie à ces petits états autocratiques où seuls les ‘‘opposants’’ sont responsables de l’incompétence du régime en place.

Ainsi va désormais cette Amérique qui n’en finit plus de se…TRUMPer !

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