Décret anti-immigration de Trump: Un migrant ivoirien retrouvé aux portes de la mort à la frontière canadienne

Aux Etats-Unis, en France, en Hollande, un peu partout en occident, l’immigration est un sujet qui est abordé surtout pour gagner les élections. En Afrique, quand le sujet est évoqué, c’est souvent parce qu’elle (l’immigration) a encore fait une victime. Justement, le dernier cas en date est des plus révoltants.

Encore un désespéré prêt à affronter la mort dans l’espoir d’une vie meilleure

Il est un homme tout ce qu’il y a de plus ordinaire. Mais son histoire relève de l’extraordinaire. En 2006, une époque où la Côte d’Ivoire était dans une paradoxale situation de ‘‘ni paix ni guerre’’, cet ivoirien a quitté son pays, pour se lancer à la quête d’une vie meilleure. Il s’établit ainsi aux Etats-Unis. Là-bas, il mène une simple, tranquille et paisible vie de Chauffeur de Taxi à New-york. Mais sa vie bascule avec l’arrivée effective, le 20 janvier dernier, de Donald Trump à la Maison Blanche.

Avec la politique de la nouvelle administration américaine et notamment le décret anti-immigration de Donald Trump, de nombreux migrants traversent illégalement la frontière pour aller faire leur demande d’asile au Canada, qui ne peut pas les renvoyer aux États-Unis, selon la loi. C’est ce qu’a essayé de faire cet ivoirien. Il s’est rendu au poste frontière de Lacolle au Québec (Canada), pour déposer une demande d’asile. Et l’erreur fatale pour lui a peut-être été de choisir cette voie légale.

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Puisque sa demande a été refusée au poste de Lacolle. Il a donc attendu la nuit pour traverser la frontière à pied par la forêt. C’est ainsi que dans la nuit du 4 au 5 mars, il a été retrouvé, “inconscient” et “dans des vêtements gelés” après avoir traversé une rivière et un lac en plein hiver près de la frontière entre les États-Unis et la province canadienne du Québec, selon Eric Taillefer, son avocat…

Cet ivoirien, dont l’identité n’a pas été révélé, a ainsi frôlé la mort, parce qu’en quête d’une vie meilleure. Actuellement, son avocat, Me Taillefer, tente de régulariser sa situation par une procédure parallèle qui n’a que “2 ou 3%” de chances de réussir, toujours selon son avocat. Une situation qui interpelle et appelle à la réflexion…

Mais surtout, une situation qui laisse penser que si les Etats africains avaient à leur tête des dirigeants véritablement soucieux du bien-être et de la dignité de leurs compatriotes, un sommet de l’Union africaine aurait déjà été convoqué pour affronter courageusement cette question de l’immigration qui n’en finit pas d’ensevelir de pauvres africains déflatés. Parce que, qu’on le tienne pour acquis, la mésaventure de cet ivoirien est loin d’être un cas isolé. Et pire, d’autres tragédies humaines de cette nature se produiront. Dans l’indifférence générale.

Jusqu’à quand ?

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