Raids aériens et tirs de missiles : Israël attaque et menace, la Syrie riposte, la Russie observe…

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Dans la nuit du jeudi à vendredi dernier, des avions de combats israéliens ont mené des raids sur le territoire syrien. Réagissant à ces événements dès le vendredi, l’armée syrienne a publié un communiqué, dans lequel elle affirme : « Notre défense aérienne a abattu un appareil, touché un autre et forcé les autres à fuir ».

De son côté, l’armée israélienne, par communiqué aussi, a indiqué que des avions de combat israéliens ont bien attaqué plusieurs cibles en Syrie dans la nuit (du jeudi à vendredi). Israël reconnaît que des missiles ont été tirés ‘‘en représailles’’, mais dément que l’armée syrienne ait abattu un de ses avions.

Une vieille guerre remise au goût du jour

Cet incident est le plus sérieux entre les deux pays, qui entretiennent depuis des décennies une relation alimentée essentiellement de conflits. Le regain de tension est d’ailleurs très palpable depuis le début, il y a six ans, du conflit interne qui déchire la Syrie. Pourquoi l’intrusion des avions de combat israéliens en Syrie en fin de semaine dernière ?

L’état hébreu, qui rappelle régulièrement qu’elle ne prend pas parti dans la guerre civile en Syrie, prend grand soin d’éviter que ses ennemis du Hezbollah reçoivent des armes en provenance de la Syrie.

«A chaque fois que nous repérerons des transferts d’armes de Syrie vers le Liban, nous agirons pour les en empêcher. Sur ce sujet, il n’y aura aucun compromis», indiquait le ministre israélien de la Défense, le très nationaliste Avigdor Lieberman, après cet incident.

En clair, le but des raids aériens était de détruire un convoi d’armes présenté comme en destination pour le Hezbollah au Liban. Suite à cet incident, et pour qui connaît les habitudes dans ce conflit, il n’est pas étonnant d’entendre Israël démentir l’information selon laquelle un de ces avions aurait été touché. Ce qui ne l’empêche pas, par la voix de son ministre de la Défense, de mettre un point d’honneur à mettre en garde la Syrie : «Les Syriens doivent comprendre qu’ils sont tenus pour responsables de ces transferts d’armes au Hezbollah et que tant qu’ils continueront à les permettre, nous ferons ce que nous devons faire».

Clairement donc, Israël revendique et se réserve ainsi le droit de violer l’espace aérien syrien chaque fois que cela sera nécessaire à ses yeux, ceci au nom, prétexte-t-elle, de sa sécurité à elle. Ce que martèle d’ailleurs sans ambages son ministre de la Défense : « La sécurité d’Israël prime sur tout »

Sauf que, dans la région, détail important, la Syrie est l’allié de la Russie. Israël le sait, et l’Etat hébreu sait surtout qu’il a tout intérêt à agir comme bon lui semble, mais en prenant grand soin pour que ses agissements en Syrie ne froissent pas le Kremlin et un certain…Vladimir Poutine !

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