Esclavage en Libye : des noirs forcés à travailler dans des plantations sans salaire

En Libye, on savait les noirs maltraités ou laissés-pour-compte dans le désert, mais depuis quelques jours, une nouvelle information met à jour une réalité encore plus glauque.

En effet, d’après des révélations d’ONG, les noirs sont maintenus en esclavage en Libye. Face à l’afflux de migrants, les libyens ont donc décidé de se faire encore plus d’argent sur le dos de ces derniers, comme à une triste époque. Les choses évoluent, mais certaines pratiques restent ancrées.

Des membres d’organisations civiles ont ainsi pu constater ces derniers mois que des noirs étaient vendus comme esclaves au pays de Mouammar Kadhafi, ou du moins ce qu’il en reste. Ces noirs, en grande majorité des migrants qui tentent de rejoindre l’Europe sont donc maintenus en esclavages et vendus pour certains avant d’être dirigés vers d’autres contrées.

Fermeture de l’Europe, esclavage sur place

L’histoire avait commencé par des passeurs. Ces personnes qui aident les migrants à traverser la Libye, ou la mer contre rémunération. Mais avec la fermeture annoncée des frontières en Europe, et l’appât du gain facile, certains ont donc décidé de gagner bien plus que l’argent nécessaire pour une traversée de l’océan.

Le business lucratif des esclaves a donc revu le jour, au vu et au su de tout le monde, des dirigeants africains, mais aussi des dirigeants européens responsables du chaos libyen.

Dans un reportage diffusé par RFI, une ancienne victime va plus loin: en Libye, il n’y a pas que des ventes d’esclaves, certains noirs sont obligés de travailler dans des plantations sans salaires, comme l’étaient les esclaves aux Etats-Unis et dans les colonies européennes des îles.

L’union africaine encore appelée la grande muette par certains devrait immédiatement plancher sur ce scandale pour sortir les pauvres migrants de cette situation abjecte.

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