Terrorisme en Afrique : L’Onu révèle les raisons pour lesquelles les jeunes se radicalisent

Une récente étude de l’ONU révèle des indices qui expliquent la radicalisation des jeunes africains. Après avoir questionné plus de 400 anciens djihadistes en Afrique (Boko Haram, Etat islamique, Shebbab), elle a tiré la conclusion que beaucoup de jeunes africains se radicalise à cause de trois facteurs: la pauvreté, la marginalisation et le réligion.

A en croire une étude effectuée sur deux ans, le candidat le plus apte a intégré un groupe terroriste est «un individu frustré, marginalisé et négligé au cours de sa vie, à partir de l’enfance». Ainsi, les jeunes qui se retrouvent dans des situations sans issues ou n’entrevoient pas un avenir (pas de perspectives sur le plan économique ou en terme d’emploi) peuvent très rapidement se radicaliser.

Des chiffres alarmants

Sur 33.000 personnes tuées dans des attaques terroristes, on dénombre quand même environ 17.000 morts uniquement dans les attaques de Boko Haram et un nombre importants déplacés (plus de 2 millions) selon le PNUD. La moitié des personnes interrogées ont affirmé que la religion est l’élément motivateur. Ali, un ancien djihadiste de 53ans, a affirmé ne pas être motivé par l’argent mais plutôt par la foi même s’il reconnaît n’avoir jamais étudier le Coran. Seulement, il s’est rendu compte qu’il était acteur d’une guerre interminable et qu’il ne pourrait jamais être vainqueur ce qui l’a motivé à abandonner.

Ali n’est pas seul dans ce cas, puisque plus de la moitié(environ 57% des personnes interrogées) affirment ne pas maîtriser grand chose aux textes ou aux contenus qu’ils véhiculent. Aussi plus des trois quart reconnaissent-ils que leur radicalisation est dû à une frustration après des actions gouvernementales qui les touchent directement ou des membres de leurs familles.

Pour l’administrateur assistant et Directeur du Bureau régional pour l’Afrique au PNUD, Abdoulaye Mar Dieye, ces chiffres alarmant devraient créer un sursaut chez les dirigeants africains. Ceci, pour améliorer la gouvernance de leur pays et garantir aux jeunes africains des perspectives en terme d’emploi et sur le plan économique.

«Fournir des services, renforcer les institutions, créer des voies d’autonomisation économique – ce sont des problèmes de développement», a-t-il affirmé

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