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En 2008, les attaques contre les immigrés au pays de Nelson Mandela s’étaient transformées en émeutes xénophobes meurtrières avec, à la clé, le bilan macabre de 62 morts.

En 2015, ce sont 07 personnes qui trouvaient à leur tour la mort dans les commerces tenus par les étrangers, toujours en Afrique du sud (précisément à Johannesburg et Durban). 2017, bis repetita. Encore l’Afrique du Sud ; encore les attaques contre les immigrés ; toujours la même rengaine : accusés d’être à l’origine du trafic de drogue, de la prostitution et même du chômage (les immigrés voleraient les emplois des Sud-africains), les étrangers ont été pris à partie une fois de plus au cours de ces dernières semaines dans certains quartiers de Pretoria et Johannesburg.

Les Nigérians, qui représentent et de loin la plus importante communauté d’étrangers africains en Afrique du Sud, sont particulièrement ciblés par les attaques. A un point tel que le gouvernement du Nigéria a publiquement exprimé ses inquiétudes suite à cette dernière vague d’attaques. Et pas seulement les autorités…

La pression des groupes d’auto-défense du Nigéria a-t-elle payé ?

Dans un de nos récents articles sur cette dernière vague de violence en Afrique du sud contre les migrants africains, nous mettions en exergue la réaction de trois groupes d’auto-défense nigérians qui menaçaient de s’en prendre aux intérêts Sud-africains au Nigéria. Cette menace de représailles a-t-elle pesé dans la balance ? Difficile de le savoir.

Toujours est-il que Maite Nkoana-Mashabane et Geoffrey Onyeama, respectivement ministres des Affaires étrangères d’Afrique du Sud et du Nigéria, se sont rencontrés ce lundi à Pretoria pour chercher ensemble des solutions à ce phénomène qui devient épisodique. On apprend dans la foulée que des délégations des deux pays, composées chacune des officiels et des membres de la société civile, se rencontreront tous les trois mois pour réfléchir ensemble aux solutions à apporter aux questions de l’immigration et les problèmes de cohabitation engendrés. Enfin, peut-on dire, la lueur d’espoir existe !

Il était temps que les deux parties se donnent la main pour mettre un terme à cette situation qui fait honte à l’image que l’Afrique donne d’elle-même…

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3 Commentaires

  1. Sincèrement les ressortissants nigerian gate le nom du nigeria partour même en Italie c’est eux-mêmes encore qui sont dans les faut affaires vente de drogue prostitution vole moi même j’ai honte

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