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La situation actuelle en Syrie inquiète fortement. En effet, entre une lutte interne américano-russe et la Turquie sur le point d’envahir la région d’Afrin, la communauté internationale est en droit de se poser quelques questions. D’ailleurs, le 23 janvier, s’est tenue dans la capitale Française, une réunion sur l’utilisation d’armes chimiques, à laquelle ont participé une trentaine de pays, dont certains sont membres d’organisations internationales, tels que l’OTAN.

Ainsi, si ce rendez-vous devait permettre à la communauté d’apporter quelques réponses à un épineux débat, cette conférence a vite dérapé après que les États-Unis aient verbalement invectivé la Russie au sujet d’attaques chimiques présumées dans la région syrienne du Ghouta Oriental.

Affirmant que le 22 janvier dernier, une vingtaine de civils, dont la majorité était des enfants, a encore été la terrible victime d’une attaque au Chlore, le chef de la diplomatie américaine a reproché à Moscou de bloquer au Conseil de sécurité de l’ONU le renouvellement du mandat d’enquêteurs internationaux sur l’utilisation d’armes chimiques en Syrie. De manière un peu plus globale, celui-ci a également souligné l’incapacité de Moscou à résoudre le problème de l’arme chimique en Syrie, et ce, malgré la signature d’un accord en 2013 portant sur le démantèlement de l’arsenal chimique syrien. Plus grave, Rex Tillerson a finalement déclaré que la Russie porterait en dernier lieu, la responsabilité d’une quelconque attaque chimique perpétrée sur le sol syrien.

Face à de telles accusations, l’hôte de la conférence a également tenu à réagir. Ainsi, c’est au nom de la France que Jean-Yves le Drian a tenu un discours tout de même un peu plus modéré que celui de son homologue américain ême si celui-ci n’était pas vraiment vide de sens. Appelant la Russie à cesser d’obstruer à la résolution du dossier syrien, Monsieur le Drian en a profité pour rappeler que la question de l’utilisation de l’arme chimique en Syrie par le régime contre son propre peuple était une question sérieuse, et qu’une réponse devait être vite apportée afin que ce dossier – scientifiquement prouvé – puisse être enfin classé.

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