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Jesse B. Awalt/Released

Depuis le départ forcé de Robert Mugabe, la situation au Zimbabwe reste sous surveillance. Entre incertitude et attente, les choses devraient finalement vite bouger puisque de nouvelles élections devraient avoir lieu d’ici à quatre ou cinq mois. Cependant, cela n’a pas empêché un proche de l’ex dirigeant Mugabe, d’avouer ses craintes quant à la situation de son pays. En effet, selon lui, le « gouvernement militaire » actuellement en place a pris le pouvoir, et ce, de manière illégale. De ce fait, la situation pourrait très vite devenir chaotique si la communauté internationale décidait de ne pas intervenir.

Jonathan Moyo, ancien ministre sous l’ère Mugabe et de surcroît, proche de l’ancien président, assure quant à lui que l’Union Africaine mais également que les Nations unies feraient une grosse erreur en reconnaissant ce pouvoir qu’il juge « illégitime » et ce, même si des dizaines de milliers de Zimbabwéens ont fêté le départ de l’homme de 93 ans. Assurant au passage que la situation pourrait vite dégénérer si rien n’était fait, Moyo n’hésite pas non plus à comparer la situation actuelle à celle qu’a connu la Somalie : « S’ils n’agissent pas [les membres de la communauté internationale], le Zimbabwe sera la nouvelle Somalie. Il y aura des bains de sang ».

Face à ces déclarations, George Charamba, porte-parole du gouvernement a décidé de réagir. Selon lui, la question de la non-légitimité du pouvoir en place ne peut pas se poser. En effet, la rue a demandé le départ de Mugabe durant de nombreuses semaines… Une demande appuyée par l’échiquier politique du pays. De fait, les craintes de voir la situation dégénérer entre les pro et anti-nouveaux régimes, seraient fantaisistes.

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