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Mouammar Kadhafi (U.S. Navy photo by Mass Communication Specialist 2nd Class Jesse B. Awalt/Released)

Le journal anglais The Guardian vient en effet de mettre à jour des documents jetant le trouble sur la relation qu’a pu entretenir Tony Blair en 2003 avec le gouvernement Kadhafi. Des documents secrets récemment révélés au grand public, témoignent du fait que Tony Blair, Ex-premier ministre Britannique, et Mouammar Kadhafi, ex dirigeant libyen, ont eu des relations un peu plus étroites qui prévues. En effet, selon le journal anglais The Guardian, le dictateur libyen aurait reçu de l’aide de la part des Britanniques, afin de traquer et capturer d’anciens opposants au régime, alors en exil.

Une situation, qui si elle choque quelque peu, s’explique en fait, assez facilement. À l’époque, en 2003, le gouvernement libyen s’était mis en tête d’acquérir l’arme nucléaire. Face à défiance de la communauté internationale, Kadhafi a alors joué de son influence et de ses idées afin d’écrire à Tony Blair. Dans une lettre, celui-ci lui fait cinq demandes, en échange de l’abandon par la Libye de son projet d’armes nucléaires. Si ces cinq demandes restent à ce jour, encore secrètes, Moussa Koussa, l’ex-chef des services de renseignements libyens, a rappelé à son homologue du MI6, le service de renseignements britannique, afin de se réassurer de la tenue de ces cinq engagements par le gouvernement anglais.

Quelques mois plus tard, la collaboration se précise et, alors que le MI6 se trouve en sol libyen, ses représentants assurent à leurs collègues libyens que toutes informations concernant quelconques éléments dangereux, seront bien évidemment transmises. Hasard du calendrier ou non, quelques semaines plus tard, Abdel Hakim Belhaj, ancien chef du GICL, ainsi que sa femme enceinte, seront arrêtés à Bangkok, en Thaïlande. Dès lors, ceux-ci seront rendus à Tripoli où Abdel Hakim Belhaj y passera six années enfermées. Quelques jours plus tard, ce sera au tour de Sami al saadi, second du GICL, d’être arrêté avant d’être là encore, rendu à la Libye, au même titre que sa femme et ses quatre enfants.

Un document qui vient donc de remettre au goût du jour les possibles collaborations entre la Libye et de grosses puissances occidentales. En effet, outre la Grande-Bretagne, à la France est également soupçonnée d’avoir eu des rapports assez troubles avec le régime Kadhafi et ce, même si les deux pays ont largement participé à l’opération militaire de l’OTAN ayant entraîné la chute du dictateur libyen.

3 Commentaires

  1. Pas étonnant! Les pays n’ont pas d’amis mais des intérêts à préserver. Toute compromission se paie tôt ou tard! Le drame est que les gouvernants africains sont des PANTINS.

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