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Photo: Sunday Alamba/AP/SIPA

Au Ghana, l’opposition hausse le ton après que le gouvernement ait donné son aval à un accord militaire liant Ghana et Etats-Unis. Dans une région minée par les conflits et la corruption, le Ghana se targue d’être une terre de stabilité. Attirant les convoitises, le pays se retrouve aujourd’hui dans une situation délicate puisque, après avoir signé un accord défense avec les Etats-Unis, des centaines de manifestants se sont rejoints dans les rues d’Accra afin de faire entendre leur mécontentement.

Si cet accord ne prévoit pas de construction de base américaine sur le sol ghanéen, celui-ci ouvre cependant la porte à des exercices militaires conjoints. De plus, l’armée ghanéenne se devra d’ouvrir les portes de ces bases aux militaires américains se rendant sur place afin de participer à ces opérations. Enfin, les USA devraient investir quelques 20 millions de dollars dans la formation et l’équipement des forces armées ghanéennes. Cette présence militaire américaine au Ghana n’est pas si anodine puisque le pays est en guerre contre l’extrémisme religieux, notamment incarné dans la région par des groupes armés tels que l’État islamique au Sahel, Boko Haram dans la région du lac Tchad ou encore par Al Shabab en Somalie.

Un accord qui finalement, semble permettre aux Etats-Unis d’intensifier leur présence en Afrique. Une atteinte à la souveraineté pour les manifestants qui n’ont pas compris comment les deux partis ont pu en arriver là. Aux couleurs de l’opposition, ces centaines de personnes, comptent bien s’opposer à cet accord et espèrent que celui-ci ne se face pas. Un mouvement qui semble prendre un peu plus d’ampleur depuis que l’ancien président John Mahama s’est déclaré en faveur de #GhanaFirst (le nom du mouvement sur les réseaux sociaux).

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