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Au Liban, les premières élections législatives depuis 9 ans, ont permis au Hezbollah chiite de se démarquer du reste de la classe politique. Une sacrée victoire politique pour Hassan Nasrallah, le chef du Parti de Dieu qui prend une belle revanche sur le Premier ministre Hariri, qui a quant à lui avouer qu’il s’agissait d’une défaite lourde de conséquences pour son parti.

Appelant à la formation rapide d’un nouveau gouvernement, Hariri a également regretté une victoire morale et politique de la « résistance ».

Hariri, affaibli

Cette victoire du Hezbollah chiite, allié de l’Iran, vient s’inscrire dans un contexte tendu. Proche de l’Iran, le Liban se trouve aujourd’hui confronté à de vives tensions avec son ennemi israélien. Cette victoire politique chiite ne devrait d’ailleurs rien arranger puisque le Hezbollah est réputé pour être proche de Téhéran.

Figure de proue du mouvement sunnite, Hariri devrait être reconduit à son poste de Premier ministre, mais devra faire face à de nombreux défis. Pour ne rien arranger, le parti Chrétien du président Michel Aoun est arrivé en seconde position du scrutin avec 28 % des voix. Allié du Hezbollah, celui-ci devrait donc jouer un rôle d’arbitre et offrir à Nasrallah un socle supplémentaire sur lequel s’appuyer.

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