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C’est l’une des salles de conférence du Codiam à Cotonou, qui a servi de cadre à la formation de 20 jeunes garçons et filles le samedi 12 mai 2018. Il était question de les former aux techniques de plaidoyer, en vue de sensibiliser et convaincre d’autres Etats voisins et de l’Afrique sub-saharienne en général, à procéder comme le Bénin, à l’abolition de la peine de mort.

Amnesty international Bénin, après avoir réussi le lobbying qui a conduit à convaincre le gouvernement béninois à abolir la peine de mort en cette année 2018, entend profiter de cet succès pour étendre sa politique abolitionniste à d’autres Etats voisins, et même de l’Afrique sub-saharienne. C’est dans ce contexte qu’a été organisée la formation des 20 jeunes sur les techniques de plaidoyer sur l’abolition de la peine de mort. La majorité était des membres d’Amnesty international, quelques uns venaient aussi de : changement social Bénin, de l’association des femmes avocates, d’Acat et de l’Upmb.

Pour s’assurer que la formation sera à la dimension des ambitions poursuivies, Amnesty international Bénin a sollicité les services de Oluwatosin Popoola, conseiller sur l’abolition de la peine de mort, venu tout droit de Londres en Angleterre. C’est lui qui a conduit cette formation, qui a débuté à 9h pour s’achever à 16h, ce samedi 12 mai 2018. Il était assisté de Fidèle Kikan, directeur exécutif d’Amnesty international Bénin, Glory Hossou, coordinateur du comité peine de mort, et du staff de la représentation d’Amnesty international, dont l’un des agents servait d’interprète.

Les jeunes retenus pour la formation, ont suivi des séances d’échange d’expériences avec le formateur, ainsi que des exposés sur les techniques de plaidoyer sur l’abolition de la peine de mort. Le formateur Oluwatosin popoola a rassuré la presse, que les éléments ainsi formés sont déjà capables de mener la sensibilisation dans les autres Etats d’Afrique sub-saharienne qui n’ont pas encore aboli la peine de mort. Une conviction qu’a partagée le directeur exécutif d’Amnesty international Bénin, Fidèle Kikan, qui estime qu’avec cette formation, Amnesty international Bénin peut désormais user de son expérience pour amener les pays voisins comme le Burkina-Faso ou encore le Nigéria et même d’autres pays comme le Tchad ou la République démocratique du Congo, à rejoindre les rangs des pays abolitionnistes de la peine de mort.

Depuis le démarrage de la sensibilisation sur l’abolition de la peine de mort par Amnesty international en 1977, 20 pays d’Afrique sub-saharienne sont devenus abolitionnistes, dont le Bénin et la Guinée Conakry en 2018, respectivement 19e et 20e. Selon Glory Hossou, il reste encore 29 pays d’Afrique subsaharienne qui ne sont pas encore entrés dans la liste des pays abolitionnistes. C’est à l’endroit de ces pays qu’Amnesty international veut engager sa sensibilisation

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