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Des marines américains Photo Archives AFP

C’est via un récent rapport que le Pentagone a admis de grosses erreurs concernant une opération militaire ayant coûté la vie à pas moins de huit soldats. Le 4 octobre 2017, une patrouille de militaires composée d’Américains et de Nigériens se faisait attaquer non loin de Niamey, près de la frontière malienne, par un groupe rebelle affilié à l’État islamique. Munis d’armes automatiques, de grenades ou encore de mitrailleuses, ceux-ci se rendent très vite compte qu’ils sont tombés dans une embuscade. Au total ? Cette attaque aura de lourdes conséquences puisque quatre Américains et quatre Nigériens y laisseront la vie.

Dans un récent rapport, le Pentagone est revenu sur cette mission qu’il a qualifié d’erreur puisque, pas assez préparée. Dans les faits, jamais celle-ci n’aurait dû être approuvée, le rapport pointant des faiblesses individuelles, organisationnelles et institutionnelles.

Une mission qui n’aurait pas dû être validée

Si l’objectif de cette mission était de surveiller et, le cas échéant, de capturer, le Pentagone a souligné qu’au moment du déploiement, seule la moitié de l’unité présente ce jour-là a accès à un entraînement collectif. Aucune simulation n’a donc été conduite. En outre, le chef de patrouille aurait également mal défini les objectifs de cette mission afin qu’elle soit approuvée au niveau local. Une erreur, car celle-ci aurait dû être acceptée par le chef de bataillon, basé au Tchad. Résultat, le descriptif de cette mission, vague au possible n’aurait pas permis de prendre conscience des dangers guettant.

Enfin, au moment de l’attaque, aucun militaire ne portait de gilet pare-balles. Résultat, les camions de transports ont dû s’arrêter sous le feu ennemi afin de permettre aux combattants de pouvoir se protéger. Très vite, ils se feront encercler et beaucoup devront leur salut grâce à l’intervention de l’aviation française qui volait alors à basse altitude, au cours d’une démonstration de force qui aura fait fuir de nombreux djihadistes.

Un échec en guise de leçon

Une affaire qui aura cependant servi de leçon puisque selon le général américain Thomas Waldhauser, l’armée est de fait, bien plus prudente lors de la préparation de ces missions et à l’occasion du déroulement de celles-ci. Mieux équipés, soutenus, les militaires partent donc avec des bases plus solides et un entraînement coordonnés.

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